La longue et créative histoire de la contraception féminine

Résumé:

On pense souvent que les femmes ont acquis la possibilité de contrôler leur fertilité du jour au lendemain dans le courant des années 1960-1970. C’est en réalité une perspective assez réductrice, les femmes n’ayant pas attendu que le législateur les y autorise pour limiter les grossesses et y mettre un terme lorsqu’elles étaient non souhaitées. Dans cet article je fais le point sur les méthodes de contraception depuis l’Antiquité et discute de leur efficacité. J’y évoque aussi une période de l’histoire trop méconnue, précédant de peu la dépénalisation de l’avortement, où des militant-e-s avaient entrepris de « libérer » l’avortement: c’est à dire d’acquérir la technique de l’avortement « Karman », une méthode simple et sécuritaire, et de la diffuser le plus largement possible, y compris parmi les non-médecins. Le droit des femmes à l’autogestion contraceptive et gynécologique sera-t-elle alors la prochaine lutte féministe?

Article à lire en intégralité sur Slate

Crédit photo JeanneMenjoulet&Cie

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Méfiez-vous des neurosciences

Résumé

Les neurosciences sont un domaine scientifique en pleine expansion. Dans le domaine de la parentalité et de l’éducation, leurs découvertes servent de caution scientifique à des propositions éducatives qui relevaient jusque là du bon sens et de l’expérimentation de terrain et qui étaient sans cesse renvoyées à leur propre difficulté à mesurer, évaluer, et donc à convaincre. Si ce nouveau champ d’investigation est sans conteste excitant et prometteur, il est aussi bien souvent mal vulgarisé. Ceci ouvre la voie à une forme d’autoritarisme d’expertise, qui n’est pas sans conséquence sur les parents et les éducateurs.

Article à lire en texte intégral sur Slate.

 

Crédit photo Franck Berthelet

Faut-il allaiter pour rendre les enfants intelligents?

Résumé: 

Il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle étude vienne confirmer ou modérer l’influence de l’allaitement maternel sur le développement cognitif de l’enfant. Dans cet article, je décortique une revue systématique de littérature avec méta-analyse qui montre un intérêt positif de l’allaitement maternel sur le QI de l’enfant. Tout en reconnaissant ses bénéfices à l’échelle collectif, j’en tempère l’impact à l’échelle individuelle, notamment en raison des multiples facteurs qui influencent l’intelligence et la difficulté de disposer d’une mesure fiable et précise de l’efficience cognitive. Enfin, j’interroge l’ampleur qu’a pris aujourd’hui la performance intellectuelle dans les aspirations parentales en particulier et dans la société en général. La décision d’allaiter son enfant au sein et de partager ce lien spécifique avec lui ne devrait peut être pas reposer uniquement sur le désir de booster ses neurones.

Article intégral à lire sur Slate

 

 

Crédit photo Patricia M

L’éducation « positive » n’est pas aussi positive qu’on croit.

Résumé: 

L’éducation dite « positive » est actuellement très à la mode dans le domaine de la parentalité et de l’éducation et ce, sans pour autant être guère questionnée: elle regroupe beaucoup de pensées différentes issues de domaines disciplinaires et de filiation idéologique différentes. Qu’entend-on réellement par « positive »? Existe-t-il par opposition une éducation « négative »? Quelles sont les différentes théories psychologiques et philosophiques qui ont permis l’émergence de ce courant? Et quel impact a-t-elle sur les parents d’aujourd’hui? Parce que les promesses de ce courant éducatif sont grandes, parce que son influence gagne chaque jour en ampleur, il est nécessaire de prendre le temps de s’interroger sur le cadre de liberté qu’elle offre aux enfants et éducateurs d’aujourd’hui mais aussi sur les risques d’élaboration d’un nouveau dogme éducatif qu’elle représente.

Lisez le texte en intégralité sur Slate. Crédit photo Arnaud Abadie.