Faut-il allaiter pour rendre les enfants intelligents?

Résumé: 

Il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle étude vienne confirmer ou modérer l’influence de l’allaitement maternel sur le développement cognitif de l’enfant. Dans cet article, je décortique une revue systématique de littérature avec méta-analyse qui montre un intérêt positif de l’allaitement maternel sur le QI de l’enfant. Tout en reconnaissant ses bénéfices à l’échelle collectif, j’en tempère l’impact à l’échelle individuelle, notamment en raison des multiples facteurs qui influencent l’intelligence et la difficulté de disposer d’une mesure fiable et précise de l’efficience cognitive. Enfin, j’interroge l’ampleur qu’a pris aujourd’hui la performance intellectuelle dans les aspirations parentales en particulier et dans la société en général. La décision d’allaiter son enfant au sein et de partager ce lien spécifique avec lui ne devrait peut être pas reposer uniquement sur le désir de booster ses neurones.

Article intégral à lire sur Slate

 

 

Crédit photo Patricia M

L’intelligence de l’enfant entre fascination et tensions

Mon enfant est-il « suffisamment » intelligent? Comment permettre à mon enfant de développer au mieux son potentiel intellectuel (lui faire écouter Mozart? lui apprendre à jouer aux échecs? engager une baby sitter trilingue?)? Mon enfant ne serait-il pas « précoce », surdoué, ou n’a-t-il pas du moins un profil cognitif atypique?

Voici des questions qui reviennent régulièrement, pour ne pas dire constamment, dans la tête et la bouche des parents (je vous fais grâce des milliards de pages de forums variés sur le sujet…).

Ces questions n’ont selon moi rien d’honteuses: il me semble assez normal pour un parent de chercher comment faire « au mieux » pour son enfant, de s’interroger sur son insertion sociale présente et future… car c’est bien de cela qu’il s’agit!

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QI « hétérogène », c’est quoi cette histoire?

1ères constatations:
  • Les forums regorgent de gens – enfants ou adultes – présentant un QI hétérogène, c’est à dire un écart de plus de 12 points entre la partie verbale du QI et les autres, ne permettant pas – selon les modes de construction de l’outil – le calcul d’un QI global.
  • Dans la plupart des cas, ces gens ont reçu des informations qui leur ont paru insuffisantes (puisqu’ils cherchent à en savoir plus sur les forums) et n’ont pas répondu à leurs attentes, leur attente étant – dans la plupart des cas – de savoir s’ils pouvaient ou non mettre le mot HQI/zèbre/surdoué sur leurs souffrances ou leurs bizarreries.
  • Les raisons de cette incertitude sont très simples: 1- l’impossibilité d’exprimer un QI total laisse au praticien la responsabilité du diagnostic sur des critères d’appréciation personnels 2- Il n’y a pas parmi les psychologues de réel consensus pour trancher les cas de QI hétérogènes.

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