Aide la reine des Neiges à accoucher

Il y a seulement deux jours, je m’intéressais aux applications de grossesse et aux stéréotypes qu’elles pouvaient renfermer et de clics en clics je suis tombée sur…. ça. Une plateforme de jeux destinées aux enfants anglo-saxons où on peut suivre la grossesse ou l’accouchement (mais aussi la perte de poids ou la neurochirurgie) de la Reine des Neiges (ou de Dora, ou de Anna, ou de .. enfin bref).

Rien de fantastique vu que l’autonomie du joueur est extrêmement limitée, on ne peut que s’acquitter des différentes tâches auxquelles on nous invite. Néanmoins, ça peut donner à réfléchir sur la représentation de l’accouchement qui est promue auprès des jeunes générations…

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Votre smartphone déforme votre grossesse

Résumé: 

Les applications grossesse sont actuellement très téléchargées par les futures mères et l’offre s’accroît chaque jour. Or sous des couverts ludiques et inoffensifs, ces applications ont un véritable impact sur les représentations des futurs parents: Rôles parentaux sexistes et stéréotypés, norme hétérosexuelle qui ne laisse aucune place aux familles monoparentales et homosexuelles, hypermédicalisation de la grossesse et renforcement des « mythes de grossesse », autant d’éléments qui peuvent préoccuper quand on sait que la « santé mobile » est vue par la Commission Européenne comme un outil phare pour améliorer la prévention, l’information et réduire les coûts de santé.

 

Vous pouvez lire le texte intégral de cet article sur Slate.

 

Crédits photo Robson

Au tour des pères d’en baver pendant la grossesse

Résumé: 

L’idée commune veut que la grossesse soit d’abord une affaire de femme. Si son suivi médical implique les pères, c’est plus souvent pour prévenir un potentiel désengagement et favoriser le lien d’attachement que par nécessité médicale. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi (et n’en sera sans doute pas toujours ainsi non plus!). Par un détour historique et ethnologique, je montre que les pères ont souvent été partie prenante du bon déroulement des grossesses, parfois eux-même soumis à des règles de conduites ou des restrictions alimentaires telles qu’elles s’appliquent essentiellement aujourd’hui en France aux femmes. Je montre aussi comment la recherche du risque zéro pourrait bien dans les années à venir générer pour les futurs pères de nouvelles exigences sanitaires et comportementales pour faire plus que jamais le plus beau des bébés.

Article à lire en intégralité sur Slate.

Crédits photos Mag B.

Dépakine: 10 ans de combat du CRAT [Interview]

Dépakine, c’est le nom d’un médicament anti-épileptique largement utilisé depuis les années 60 et qui a beaucoup fait parler de lui depuis que des associations de parents, en donnant l’alerte au mois de mai, ont enfin réussi à faire reconnaître l’importance de ses effets tératogènes (malformations graves, retards mentaux et ce, dans un nombre de cas très importants) et à faire prendre à l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) des mesures radicales pour réduire autant que possible les grossesses sous Dépakine et informer les patientes des risques.

Reconnaître et faire connaitre le danger de la Dépakine, ce fut aussi depuis 10 ans le combat du CRAT(Centre de Référencement des Agents Tératogènes).

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Ainsi naquit le nain

Je crois qu’on peut dire sans exagérer qu’en terme de guide grossesse, je suis, comment dire….une lectrice assez pénible. Ne serait-ce que parce que j’en ai lu un certain nombre, du fait du nombre certains de mes propres nains, du fait aussi que j’officie sur les VI depuis plus de 2 ans maintenant. Tout ça pour dire que même lorsque je cherche à me contrôler, je ne peux m’empêcher de soupirer et pester aux inexactitudes médicales, aux clichés sois-enceinte-belle-et-tais-toi, aux injonctions en tout genre dont nous abreuvent quantités de publications sur la grossesse (certains me diront, sûrement à juste titre, qu’au lieu de critiquer, je ferais mieux de m’y essayer, mais nous n’en sommes pas encore là…). Bref, quand je reçois un nouveau bouquin, Mr Déjanté est toujours un peu stressé à l’idée de me récupérer en fin de soirée en mode boule-de-nerfs (surtout que le livre a de frustrant qu’il ne s’émeut absolument pas du fait qu’on ne l’apprécie pas).

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Réapprendre à ne plus être enceinte

Le post-partum est le parent pauvre de la littérature de femme enceinte.
Il suffit d’ouvrir n’importe quel livre dédié à la question pour s’en convaincre:
 à peine quelques lignes, parfois quelques maigres pages lui sont consacrées…
à côté du pavé qui a été rédigé sur les neuf mois précédents.
Tout au plus, on vous apprendra à prendre soin de votre épisiotomie et que la date de votre retour de couche est aléatoire (surtout pour celles qui allaitent), on vous effraiera à la perspective de la chute de votre luxuriante chevelure de grossesse (qu’on vous vend au 3ème mois pour vous remonter le moral en attendant que les nausées passent) et on consentira à vous pondre quelques lignes sur le baby-blues calibré de la mère parfaite (si possible avant la sortie de la mater, merci de votre compréhension).
Parce que, ne nous mentons pas,
ce qui compte APRES la grossesse,
ce n’est pas VOUS mais votre BÉBÉ

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A la recherche du col [de l’utérus] perdu

Selon les scientifiques, à chaque partie de notre corps correspondrait une petite zone de notre cerveau…Toujours selon ces mêmes scientifiques, la taille relative de la zone correspondrait en gros à l’importance que celle-ci occupe dans nos activités quotidiennes [il paraît que la zone du pouce est hyyyypertrophiée chez les ados qui textotent à longueur de journées!!!!].

Moi, par exemple, je me souviens précisément du jour où dans mon cerveau, la case « UTERUS » s’est crée… J’étais enceinte de quelques semaines de l’anté-pré-ado et j’allais me coucher quand la petite soeur de Mr Déjanté m’a demandé si je sentais déjà quelque chose… machinalement, j’ai porté mes mains à mon ventre est ai constaté que OUI, il y avait une sorte de petite boule (pas très agréable à tripoter d’ailleurs) tout au fond… sur le coup, je me suis dit « ben mince alors, j’imaginais pas que c’était si bas!!!! » et l’instant d’après, mon cerveau, qui jusque là était utérus-free, avait créé une nouvelle case…

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