Aider nos enfants à réussir, le point de vue de Philippe Meirieu

J’ai tellement procrastiné l’écriture de cette chronique qu’il me semble vous devoir quelques explications à ce propos. Comme c’est souvent le cas avec les gens célèbres: nous entretenons avec eux des liens assymétriques. Philippe Meirieu ignore absolument tout de mon existence alors que je puis, sans exagération, affirmer qu’il a marqué mon histoire personnelle. Autorité indéniable de mes études en sciences de l’éducation, mais aussi cause indirecte d’un de mes plus cuisants échecs pédagogiques: ayant reçu transitoirement la responsabilité d’assurer auprès d’un parterre d’étudiant avides de connaissances un cours jusqu’à l’avant veille (ou presque) incarné par l’illustre Pr. Meirieu. Imaginez seulement leur déception en me voyant, moi, tout juste plus diplômée qu’eux.

Bref, écrire ici une chronique, où je manifesterais tant mon accord que mon désaccord, relève donc en large partie de la transgression. Transgression au regard de l’autorité évidente que confère à Philippe Meirieu le succès de ses écrits, et aussi transgression au regard de la communauté scientifique dont je suis – du point partiellement – issue.

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Les préjugés au feu, les psychanalystes au beau milieu!*

* plagiat éhonté de cette chanson, aux paroles bien heureusement démodées, mais qui suscite toujours autant d’enthousiasme côté élève à l’approche des vacances…

Courte contribution aujourd’hui, qui prend la forme d’un petit coup de rage contre un livre dont on m’avait dit tant de bien et dont le titre alléchant « Nous sommes des parents formidables » écrit par J. Epstein en 2009 me laissait présager optimisme et bienveillance. Peut être qu’au final, on m’en avait dit trop de bien, ou peut être que j’en attendais trop d’optimisme et de bienveillance… lassée que je suis de lire des propos visant à infantiliser les parents, à les persuader de leur propre incapacité, du quasi-danger qu’ils représentent pour leur enfant en dépit de toute leur bonne volonté pour être des parents « suffisamment bons »…

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