Contrôler l’école à la maison: le point de vue d’un inspecteur de l’Education Nationale

Ça faisait longtemps que ce sujet me démangeait. Le magazine Grandir Autrement et son dossier spécial sur l’instruction en famille (IEF) du mois de juillet-août m’en ont donné l’occasion! J’entendais régulièrement des familles instruisant elles-mêmes leurs enfants dénoncer les contrôles de l’Education Nationale, le stress qu’ils occasionnaient pour les parents comme les enfants, la méfiance qu’il pouvait y avoir de part et d’autres, mais aussi l’important décalage entre la pédagogie que les familles tentaient de mettre en oeuvre (autant que possible exempte d’évaluations et de rapports à la performance notamment) et la façon dont les enfants étaient bien souvent « testés » et interrogés par l’institution sans que celle-ci en tienne compte. Mais de l’autre côté, plusieurs inspecteurs de l’Education Nationale m’assuraient que l’extrême majorité des contrôles de familles IEF se passait très bien et en bonne intelligence dans la collaboration famille-institution.

Comment expliquer ce gap? Les inspecteurs percevaient-ils le mal-être des familles? Comment le jugeaient-ils? Y remédiaient-ils (ou non)? Comment les inspecteurs voyaient-ils leur rôle auprès de ces familles? Dans quelles mesures se comportaient-ils avec les enseignants non professionnels qu’étaient les parents comme ils se comportent face à des enseignants professionnels ? Quel regard portaient-ils sur les innovations pédagogiques qu’essayent souvent d’expérimenter ces parents IEF? Autant de questions pour tenter de réunir deux univers que tout semble opposer et qui apparaissent d’autant plus importantes que les libertés d’instruire son enfant en dehors du cadre curriculaire fixé par l’Education Nationale sont en passe d’être restreintes.

Pour lire en intégralité mon interview de Jean Claude Séguy, inspecteur de l’éducation nationale sur le secteur de Vaulx en Velin en banlieue lyonnaise, c’est dans le numéro 59 de juillet-août 2016! Vous pouvez aussi me contacter pour plus de détails.

Publicités

Réinventer la coopérative de maternage au XXIème siècle

Résumé:

Dans cet article, je dénonce l’épuisement et l’isolement auquel sont souvent confrontés les mères de jeunes enfants. Loin de prôner une nouvelle méthode de conciliation ou d’organisation plus efficace, j’adhère pour l’occasion à l’hypothèse de la primatologue Sarah Blaffer Hrdy qui décrit le fonctionnement « naturel » des soins aux plus jeunes dans l’espèce humaine comme relevant d’une « coopérative de maternage ». Dès lors on peut se demander comment il est possible de réinventer au XXIème cette si salutaire mise en commun des soins aux enfants. Pour ce faire, je suis allée rencontrer les fondateurs de l’entreprise We are all parents qui proposent aux parents une plateforme de mise en relation leur permettant de tisser des liens et de se rendre service au quotidien.

 

Le texte intégral de cet article peut être consulté dans le n°57 de mars/avril 2016 du magazine Grandir Autrement. Vous pouvez également me contacter par mail pour plus de détails.

Crédits photo

Dépakine: 10 ans de combat du CRAT [Interview]

Dépakine, c’est le nom d’un médicament anti-épileptique largement utilisé depuis les années 60 et qui a beaucoup fait parler de lui depuis que des associations de parents, en donnant l’alerte au mois de mai, ont enfin réussi à faire reconnaître l’importance de ses effets tératogènes (malformations graves, retards mentaux et ce, dans un nombre de cas très importants) et à faire prendre à l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) des mesures radicales pour réduire autant que possible les grossesses sous Dépakine et informer les patientes des risques.

Reconnaître et faire connaitre le danger de la Dépakine, ce fut aussi depuis 10 ans le combat du CRAT(Centre de Référencement des Agents Tératogènes).

Continuer la lecture de Dépakine: 10 ans de combat du CRAT [Interview]

Accompagner le bilinguisme de ses enfants

Résumé:

Le bilinguisme (et a fortiori le multilinguisme) est en France vécu comme une particularité alors qu’il est la norme dans la majorité des pays du monde. Dans cet article, j’interviewe deux mamans qui se sont expatriées, transitoirement pour raisons professionnelles, ou plus définitivement pour vivre avec leur conjoint de nationalité étrangère. Elles me racontent le quotidien avec leur enfant, la façon dont elles pratiquent et vivent le bilinguisme, les difficultés et doutes qu’elles ont rencontrées, mais aussi leurs belles découvertes.

Le texte intégral peut être consulté dans le n°52 de mai 2015 du magazine Grandir Autrement. Vous pouvez aussi me contacter par mail pour plus de renseignements.

Crédit photo

Entre leurs mains ou l’accouchement à domicile à l’écran [Interview]

Sur Les Vendredis Intellos, on a très souvent parlé du métier des sages-femmes,d’accouchement respecté, d’accouchement physiologique et aussi d’accouchement à domicile, c’est donc avec une très grande impatience qu’on a guetté la sortie du film documentaire Entre leurs mains, tout particulièrement consacré aux sages-femmes qui ont fait le choix d’accompagner les naissances dans un cadre détechnicisé.

Fruit d’une colossale campagne de crowdfunding (40 000 euros ont été récoltés sous forme de dons pour permettre au projet de voir le jour), initialement diffusé sur la chaîne Public Sénat au moment des fêtes (celles et ceux qui ont zappé le réveillon familial pour le découvrir, levez la main ! ), le film commence tout juste sa diffusion dans les salles de cinéma de France et de Navarre

C’est donc avec un grand plaisir que je vous livre l’essentiel de l’entretien que sa réalisatrice,Céline Darmayan, a bien voulu accorder aux Vendredis Intellos…

Continuer la lecture de Entre leurs mains ou l’accouchement à domicile à l’écran [Interview]

Assurer les accouchements à domicile [Interview]

Rappelez-vous, cet automne un petit vent de tempête a traversé le monde de la périnatalité: l’Ordre des sages femmes ayant brutalement sommé  – après plusieurs années de déni – les sages femmes pratiquant les accouchements à domicile (AAD) sans être assurées pour leurs risques professionnels de se mettre en règle.
Le montant des assurances professionnelles proposées par les compagnies d’assurance avoisinant le revenu moyen annuel des sages femmes libérales, cette injonction rendait donc l’accouchement à domicile – pourtant parfaitement légal – concrètement impraticable.

Cette nouvelle a donc rapidement suscité de nombreuses actions et protestations, de la part de sages-femmes (voir ici le billet de Dix Lunes), de la part de parent et futurs parents (comme ici par exemple) non pour promouvoir l’AAD comme nouveau modèle standard d’accouchement mais simplement pour que cette possibilité – qui relève aussi de la liberté individuelle – en reste effectivement une.

Sur les Vendredis Intellos aussi, certain-e-s d’entre vous ont réagi à cette annonce et ont ainsi complété les nombreux échanges qui avaient déjà pu avoir lieu par ici sur le thème de l’accouchement à domicile.

Continuer la lecture de Assurer les accouchements à domicile [Interview]

La péridurale ou… LES péridurales? [Interview]

Aujourd’hui, c’est le Dr Samuel Leroy, anesthésiste-réanimateur au Centre Hospitalier du Belvédère qui a accepté de répondre à mes questions sur la péridurale comme outil de prise en charge de la douleur de l’accouchement et de revenir en particulier sur la contribution postée par Miliochka au mois de juin 2012 qui entendait dépasser le classique débat « pour ou contre » en attirant notre attention sur le fait que le terme unique « péridurale » correspondait en réalité à tout un éventail de possibilités diverses et variées.

Continuer la lecture de La péridurale ou… LES péridurales? [Interview]